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Interview sur Radio BFM dans l'emission de Philippe Bloch du 27 Fév 2006

Les grands débats du Lundi
Philippe Bloch accompagné de Guillaume Roquette

P.B : " Comme chaque semaine nous recevons à ce moment de l'émission sur BFM un jeune entrepreneur qui fait bouger les choses dans son métier. Cette semaine nous avons le plaisir d'accueillir Basile Soulebot le cofondateur de sefairepayer.com Comme je vous l'ai dit en début d'émission c'est tout un programme ! Bonjour Basile "
B.S : " Bonjour "
P.B : " Bienvenue sur BFM, on aime bien comme toute les semaines donner une chance à une jeune entreprise, de convaincre des investisseurs, des partenaires, des banquiers, des clients. Avant de démarrer, et de nous parler de sefairepayer.com, j'aimerais que vous vous décriviez, vous Basile Soulebot. Qui est Basile Soulebot en 1 minute ? "
B.S : " Je suis un entrepreneur de 34 ans, ingénieur de formation en informatique et télécom. J'ai 10 ans d'expériences dans différents postes, dans le secteur des télécoms. J'ai été successivement Technico-commercial, chef de projet Internet. Mon dernier poste en tant que salarié a été responsable d'une équipe technique en charge d'installer des équipements, notamment pour l'Internet haut débit dans la filiale française de Deutsch Telekom. "
P.B : " Et vous vous êtes associé, parce qu'il ne faut jamais oublier les associés, à Pascal Abel qui lui était un spécialiste du recouvrement. "
B.S : " Tout à fait, fin 2003 je quitte ma société parce qu'elle est rachetée. En 2004, je prends un petit peu mon temps, je réfléchis, je fais un bilan de compétence, et surtout en 2004 je rencontre Pascal Abel mon associé. "
P.B : " Et c'est de cette rencontre qu'est née l'envie de créer sefairepayer.com ?"
B.S : " Tout à fait nous sommes voisins, en fait on se rencontre par relation de voisinage "
P.B : " Cela ne sert pas toujours à créer une boite " (rires)
B.S : " Non, mais lui aussi est dans une période de transition, c'est un spécialiste du recouvrement. Moi, je connais bien le monde Internet, et je découvre avec effroi, que chaque année, il y a un grand nombre de défaillances d'entreprises. "
P.B : " Voilà en gros c'est ce que dit votre dossier de presse : 2.3 millions de TPE en France, 70% des dépôts de bilan de ces TPE est dû a un impayé. Les TPE n'ont pas d'outils de Crédit Management, elles ont 1 à 5 retards de paiement par an et en gros cela correspond à 11,5 millions de dossiers qui ne sont pas traités. "
B.S : " Voilà, c'est un peu notre analyse. Mais revenons sur un chiffre : 50 000 dépôts de bilan en 2005 donc si vous ramenez ça à 220 jours ouvrés et 10h par jour, on arrive à 22 faillites par heure "
P.B : " Et là, vous vous dites la combinaison d'Internet et de vos compétences peut, peut-être aider ces boites à mieux recouvrir, à moins déposer "
B.S : " Oui ! En fait, les grands groupes ont des politiques de management très évolués, mais les petites sociétés, les artisans. "
P.B : " ...sont mal organisées, mal structurées".
B.S : " ...Ce n'est pas parce qu'elles sont mal organisées, c'est qu'elles cherchent avant tout à bien faire leur métier et fasse à un retard de paiement ou un impayé, elles n'ont pas forcement les bons outils. "
P.B : " Donc vous créez sefairepayer.com ! Comment ça marche ? "
B.S: " Aujourd'hui un dentiste, un infographiste indépendant, qui connaît un retard de paiement ou un impayé, peut de chez lui, 24h/24 grâce à Internet se connecter à sefairepayer.com et choisir une de nos offres pour recouvrer sa créance. "
P.B : " Pas besoin d'être abonné ? "
B.S : " Non pas du tout. C'est un de nos trois caractères différenciant, nous facturons uniquement à l'acte. Nous sommes dans la partie du recouvrement amiable. C'est à dire, avant la phase judiciaire, et le recouvrement amiable en France c'est des lettres de relances, des appels téléphonique, et des déplacements ".
P.B : " Et vous signez comment les lettres, par l'entête de votre société, par des huissiers ?
B.S : " En fait, nous offrons des scénarios de recouvrement ; Nous avons une gamme impact, qui est un scénario composé de trois lettres : une lettre de recouvrement et ensuite si l'argent ne rentre pas une lettre de suivi contentieux et au final une lettre de mise en demeure. "
G.R : " La société de recouvrement ? Elle existe c'est vous ? En fait l'idée c'est de faire peur quelque part, au débiteur qui ne paye pas ... En fait quel est le moyen le plus efficace. La société de recouvrement, c'est une société que vous contrôlez aussi ? "
B.S : " Nous sommes statutairement une société de recouvrement. Le recouvrement en France est une activité réglementée "
P.B : " Donc c'est vous ! Et donc c'est quel entête, quand je reçois une lettre. Il est signé par qui ce courrier ? "
B.S : " Cela dépend de l'offre qu'a choisi notre client. Pour certains scénarios de recouvrement nous faisons appel à des experts, des techniciens du droit, qui sont des huissiers et donc c'est eux mêmes qui vont enclencher les actions. "
G.R : " Si on a une piste de réflexion marketing sur votre métier, avant même d'aller vous voir il y a probablement beaucoup d'hésitations surtout de la part des petits entrepreneurs parce que souvent ils se sentent gênés commercialement par rapport à des clients qui ne les payent pas de mettre en oeuvre se genre de démarche en se disant 'c'est des gros clients je vais les perdre !' "
B.S : " C'est un point intéressant. Nous notre volonté est de démocratiser le recouvrement en quelque sorte. Naturellement lorsqu'un indépendant, un infographiste rencontre un retard de paiement il va envoyer par exemple une lettre de rappel mais il se trouve vite bloqué. Mais il souhaite souvent garder une certaine susceptibilité commerciale avec son client parce qu'il ne veut pas le perdre (souvent c'est un client important) donc bien évidement nous avons des offres un peu plus soft où on invite le débiteur à payer tout en respectant notre client, le débiteur pour qu'ils puissent continuer à travailler ensemble "
cherchez à lever des fonds. Moi si j'étais investisseur je me poserais quand même une question. Jj'ai vu un peu le tarif que vous facturez pour ces prestations, c'est finalement très peu cher. J'ai vu que cela démarrait à 4 euros et je me dis en tant qu'investisseur comment peuvent ils gagner de l'argent en facturant si peu leurs prestations. "
B.S : " C'est un effet volume : 2.3 millions de petites entreprises, avec 1 à 5 retards de paiement par an, si on en obtient 10% c'est à dire 200 000 entreprises avec un panier moyen de 100 euros, on va arriver à 20 Millions d'euros. "
P.S: " 100 euros le panier moyen ! "
B.S : " Aujourd'hui nous ne sommes pas à ce niveau là mais c'est dans nos plans d'augmenter le panier moyen. "
G.R : " Vous n'avez pas été tenté de vous faire rémunérer au résultat, c'est à dire avec un pourcentage sur l'argent que vous rentrez. "
B.S : " Alors pas du tout, notre mode de rémunération est à l'acte c'est un de nos 3 caractères différenciants. On innove à trois niveaux pour sefairepayer.com, au niveau de la cible de marché (TPE PME Indépendant). On innove aussi par la manière dont le service est produit. On est servuction ASP, en fait notre client est acteur des scénarios de recouvrement donc lui même agit. On le fait un petit peu travailler c'est pour cela que c'est pas cher. Et 3ème avantage, c'est notre mode de rémunération uniquement à l'acte et pas au pourcentage. "
P.B : On a une professionnelle avec nous de l'Internet, Isabelle Costes. Quel est votre avis sur le boulot sur le business de sefairepayer.com ? "
I.C : " Je pense que cela s'attaque à un vrai problème des entreprises françaises. On a culturellement des problèmes de retard de paiement assez importants. Donc cela apparaît sur l'assiette du marché complètement pertinent. Maintenant sur l'utilisation d'Internet j'imagine qu'Internet ne peut pas tout faire là dedans, il y a certainement des phases manuelles de relances téléphoniques qui doivent être ajoutées donc c'est cette jonction qui est un peut être un petit peu compliquée dans le modèle. "

P.B : " Merci Beaucoup et Bonne chance à sefairepayer.com ... "


(BFM Radio 27 Fév 2006)
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