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Le recouvrement par Internet

Le recouvrement par Internet

Article Paru dans le magazine mapetiteentreprise.net N° 7 Nov/Dec 06

Dotez votre entreprise d'un service de recouvrement professionnel en quatre étapes

 

1/ Comment aborder le recouvrement de ses créances ?
Définissez votre stratégie

Quel que soit le prestataire en ligne que vous allez choisir, il vous faut définir une stratégie de recouvrement. Celle-ci doit s'adapter à vos différents types de clients, vous ne traiterez pas forcément de la même manière une entreprise et un particulier. Votre stratégie doit également être compatible avec le montant des créances à recouvrer, les débiteurs importants devront être traités en priorité, les petits montants feront l'objet d'un traitement différent. Si le recours à un service en ligne vous facilite les démarches, il ne peut pas tout faire, trier les clients par typologie, décider d'initier la procédure, choisir les fréquences de relance, opter pour une procédure judiciaire... En amont, vous devrez vous- même faire ce travail avant de déléguer le recouvrement à proprement parler.

2/ Deux types de fournisseurs de services
Choisissez votre prestataire selon vos besoins

Il existe deux types de prestataires de services de recouvrement en ligne. Les premiers proposent un service complètement automatisé mais qui nécessite un système informatique de gestion élaboré. Pour bénéficier de leurs services, il faut généralement passer par une société de services informatiques, une SSII, qui va paramétrer le service et votre logiciel de comptabilité pour que les procédures de recouvrement soient automatiquement initiées, selon votre stratégie. Il existe un second type de fournisseurs qui proposent un service basé sur l'inscription en ligne de vos créances posant problème. Une fois les créances enregistrées et les débiteurs identifiés dans leurs bases de données, ils gèrent la procédure selon la tactique que vous aurez établie avec eux. Leur rémunération peut être à l'acte, ou forfait.

3/ Un processus très simple
Enregistrez-vous et choisissez vos options

Une fois votre prestataire choisi, vous allez devoir vous enregistrer en ligne en précisant les coordonnées de votre entreprise : adresse, téléphone, Siren ... et ouvrir un compte. En règle générale, cela se fait en ligne à l'aide d'une carte bancaire. Après cette étape, il se peut que votre prestataire exige un délai pour valider votre dossier. Une fois enregistré, vous avez le choix entre différentes options avec des scénarios qui vont de la simple lettre de relance à l'amiable jusqu'au tribunal, en passant par le suivi contentieux, la mise en demeure ou l'appel à l'huissier. Une fois que vous avez choisi vos options, vous pouvez enregistrer vos différentes créances posant problème sur le site de vos prestataire. Généralement, il faut identifier l'entreprise débitrice par son Siren, ou le particulier par son patronyme et, éventuellement ses coordonnées bancaires. Une fois validé, le processus est enclenché...

4/ Un suivi possible 7J/7 et 24H/24
Suivez vos dossiers et gardez la main

Ce n'est pas parce que vous avez confié le recouvrement à un prestataire qu'il ne faut rien faire. Un des avantages de ce type de service en ligne c'est que vous pouvez suivre l'avancement des procédures engagées. Et ce, où que vous soyez, à votre bureau, à votre domicile ou en déplacement, il vous suffit de vous connecter sur le site de votre prestataire avec vos identifiants. Vous pouvez accéder au service depuis n'importe quel ordinateur, une liaison internet suffit. En fonction de l'avancement ou non de certains dossiers, vous pouvez ajuster vos prévisions de trésorerie ou décider de travailler à nouveau ou non pour un client qui vous a posé problème.
Enfin, vous conservez l'historique des procédures.
 

Les règles d'or de mise en oeuvre

1/ Bien choisir son prestataire

Le premier critère de choix d'un prestataire est le mode de facturation. Certains proposent différents types de forfaits, d'autres facturent à l'acte et/ou prélèvent un pourcentage des sommes recouvrées. En fonction des montants à récupérer et du nombre d'impayés, choisissez le système tarifaire qui vous convient le mieux.

2/ Attention aux délais de paiement :

Vérifiez bien les conditions générales de vente, les prestataires y fixent leurs délais de paiement. Si vous devez être réglé à 60 jours pour une créance récupérée qui, déjà était en souffrance depuis deux mois... Assurez-vous également des garanties de succés si vous payez à l'acte, sinon, la note ritsque d'être salée... pour un résultat décevant.

3/ Privilégiez les services :

Si vous n'êtes pas famillier des services en ligne, ou du recouvrement de créances, assurez-vous que votre prestataire propose un service d'assistance téléphonique. Il pourra ainsi vous guider pour vos premiers pas. Examniez les services complémentaires que vous offre votre prestataire, notamment la possibilité d'évaluer votre risque client. Mieux vaut prévenir que guérir !

4/ Restez vigilant :

Un service en ligne ne signifie pas la fin de vos impayés, juste la régularisation. C'est vous qui décidez du délai à partir duquel une créance pose problème, c'est à vous de vous organiser en amont pour minimiser le recours à ce type de services, et de quelle façon.

 

Quels bénéfices ?

Une pérennité assurée : confiée à des professionnels, le recouvrement de créance peut vous éviter de grave ennuis de trésorerie, vous évitant à votre tour d'y avoir affaire, mais côté client cette fois-ci.

Une solution simple à utiliser : pas d'installation avec de fastidieux paramétrages, ni de mises à jour. Une fois enregistrée sur le site internet, votre créance est traitée de bout en bout par votre prestataire.

Du temps gagné : vous n'avez plus besoin de relancer, encore et encore votre client au téléphone, ni par courrier. De plus, si les incidents se répètent, il est déjà enregistré dans la base de données de votre prestataire, vous n'avez qu'à renseigner que la nouvelle créance. Sans compter le côté gênant de la relance qui vous est épargné.

Une relative facilité : ce type de service est un remède contre le mal. Ce n'est pas parce que vous en bénéficiez qu'il faut vous relâcher.
L'optimisation du crédit-client demeure une des priorités de gestion pour les petites entreprises. De la prévention avec un oeil en premanence sur le compte de trésorerie vaut mieux que le meilleur service qui soit.

Pour quels coûts ?

Un coût non négligeable : depuis 4 euros pour une simple lettre de relance jusqu'à 15 % du montant récupéré, voire beaucoup plus si c'est à l'étranger. Coûts auxquels il convient, dans certains cas, déjouter des frais de dossier qui peuvent atteindre quelques dizaines d'euros. Pour les procédures judiciaires, c'est encore une autre histoire.

 

Glossaire

Les moyens de recouvrements à l'amiable :
Tous les retards paiements ne sont pas forcément dus à de la mauvaise foi caractérisée : oubli, difficultés de trésorerie, litige, changement de statuts, liquidation. Avant d'engager des procédures judiciaires, il existe de nombreuses procédures à l'amiable : relance téléphonique ou par écrit, mise en demeure, droit de rétention, transaction, compensation...

La mise en demeure :
Si elle n'a pas de caractère obligatoire car elle n'impose aucun délai de paiement, la mise en demeure, en cas de contentieux, permet de constater le refus de payer du débiteur. Avant toute action en justice, elle marque le début de validité des intérêts moratoires.

Droit de rétention :
C'est la capacité juridique d'un créancier de conserver le bien devant être cédé à un débiteur n'ayant pas liquidé sa créance. C'est un moyen efficace de faire régir les mauvais payeurs, à condition de n'avoir pas déjà livré le bien ou rendu le service. Et de ne pas en abuser : en cas de créance non avérée, le débiteur pouvant accuser le créancier d'abus de confiance.

Numéro Siren :
Identifiant à neuf chiffres attribué à chaque entreprise lors de son enregistrement au registre du commerce et des sociétés.

 
Article mapetiteentreprise.net n°7 Novembre-Decembre 2006 (C.M)